SOS annuaire pour trouver un soutien psychologique gratuit

Je vous propose une liste de numéro qui permet de trouver un soutien psychologique ponctuel et gratuit. Ces numéros ont pour vocation de trouver une aide ponctuelle lors d’une crise d’angoisse aiguë ou quand la rencontre avec un psychologue n’est pas encore envisageable ?

Ce dispositif psychologique à distance offre une écoute, un soutien, des conseils et un accompagnement. Ces centres d’écoutes préservent l’anonymat et sont composés de personnes formées et spécialisées. Ces différents centres s’engagent pour une action de prévention et d’accompagnement.

Liste non exhaustive

 

Aide aux victimes  116 006

Pour les victimes d’agression, vol, harcèlement, accident de la circulation, catastrophe naturelle etc.

Centre d’écoute et d’informations ouvert 7j/7 de 9h à 19h.

Application mobile sous sous Google play ou App Store : Aidez moi !

 

Agri’Ecoute  09 69 39 29 19

Ligne d’écoute destinée aux agriculteurs en souffrance psychologique et leur entourage.

Disponible 7j/7, 24h/24. Appel non surtaxé, gratuit depuis une box

 

Allô Enfance en danger 119

Ligne dédiée à la prévention et la protection des enfants en danger ou en risque de l’être.

Joignable tous les jours de l’année, 24h/24. Appel gratuit, le 119 n’apparaît pas sur les relevé de téléphone. Garantir le respect de la confidentialité.

Equipe de 45 écoutants, professionnels de l’enfance, se relaient pour répondre aux appels.

 

Alcool info service 0 980 980 930

 

Anorexie Boulimie Info Ecoute 0 810 037 037

Ligne ouverte du lundi au vendredi de 16h à 18h

Association regroupant des spécialistes du dépistage, du diagnostic, de la prise en charge, du traitement et de la recherche sur les troubles du comportement alimentaire (TCA), ainsi que les représentants des fédérations et associations de famille et d’usagers.

 

Argos2001 01 46 28 01 03

Aide aux personnes souffrant de troubles bipolaires et à leur entourage.

Du lundi au vendredi de 10h à 13h

 

Autisme info Service 0 800 71 40 40

Premier dispositif gratuit et national d’écoute, d’information et d’orientation des personnes avec autismes et leur entourage.

Du lundi au vendredi de 10h à 13h et le mardi de 18h à 20h.

 

Avec nos proches 01 84 72 94 72

Ligne d’aide aux aidants qui prennent soin d’un proche fragilisé.

Tous les jours de 8h à 22h, coût d’un appel local.

 

Centre National des soins palliatifs et de la fin de vie  0 811 020 300

Pour toutes personnes, professionnels de santé, institutions intervenant dans le domaine des soins palliatifs.

Du lundi au vendredi de 10h à 13h et 14h à 17h. La plateforme d’écoute vous rappelle gratuitement au numéro de votre choix pour répondre à vos questions. Ce service est anonyme, confidentiel et au prix d’un appel local.

Contribue à une meilleure connaissance des conditions de la fin de vie et des soins palliatifs, des pratiques d’accompagnement et de leurs évolutions, ainsi que de l’organisation territoriale de la prise en charge des patients et de leur entourage. Participe au suivi des politiques publiques relatives aux soins palliatifs et à la fin de vie. Informe le grand public et les professionnels afin de contribuer à la diffusion des connaissances sur la démarche palliative et sur la fin de vie.

 

Cyberharcèlement  3020 / 0 800 200 000

Pour les personnes victimes ou témoins d’harcèlement.

Disponible du lundi au vendredi de 9h à 20h et le samedi de 9h à 18h (sauf les jours fériés). Plateforme d’écoute gratuite, anonyme et confidentielle.

Le servie est mis en place par le gouvernement français afin de lutter contre tout type de harcèlement.

 

Drogue info service  0 800 23 23 23

Personnes ayant des problèmes de drogues ou de dépendances.

L’anonymat, la confidentialité, la neutralité et le non jugement sont garantis. Ses missions sont d’informer, de conseiller, de soutenir et d’orienter les personnes en souffrance.

C’est un service national d’aide à distance en matière de drogues et de dépendances. Il a également en charge le recensement, la mise à jour et la mise à disposition du public de l’annuaire national des structures spécialisées en addictologie.

Les personnes derrière l’accueil téléphonique et le site internet sont salariés et recrutés selon leur expérience, compétence, leur qualité d’écoute et leur capacité à répondre.

 

Ecoute Cannabis 0 811 91 20 20 / 0 980 980 940

Pour les personnes faisant face aux difficultés de consommation de toutes substances psychoactives.

Appel anonyme et gratuit depuis un poste fixe. Disponible de 8h à 2h et 7j/7 jours. L’appel depuis un portable à un coût d’une communication classique : 01 70 23 13 13

Le Service national d’accueil téléphonique Addiction drogues alcool info service (ADALIS) apporte des informations ainsi qu’une aide  et un soutien adaptés aux besoins de chacun. Il apporte des informations sur les effets, les risques, la loi et les lieux d’accueil et d’orientation vers des professionnels compétents. A également une vocation de prévention.

 

Ecoute famille   01 42 63 03 03

Pour des proches de personnes souffrant d’un trouble psychique. Pour tous ceux qui ont un besoin de faire part d’une situation difficile : crainte d’une crise imminente, d’un conflit, d’une incompréhension de la maladie ou encore évoquer un épuisement.  Depuis sa création l’Unafam concentre son action au profit de l’entourage des personnes vivant avec des troubles psychiques sévères tels que la schizophrénie, les troubles bipolaires, les dépressions sévères, les psychoses graves et les troubles obsessionnels compulsifs.

Propose une écoute gratuite et anonyme. Le service téléphonique est ouvert du lundi au vendredi de 9h à 13h et de 14h à 18h.

L’Unafam est une association reconnue d’utilité publique. Elle accueille, écoute, soutien, informe, conseil et accompagne les famille, l’entourage de personnes vivant avec des troubles psychiques depuis 1963.

A pour vocation d’accompagner les interrogations des proches et aidant à trouver des ressources et sortir de l’isolement.

 

Ecoute cancer 0 805 123 124

C’est un service proposé par l’Institut National du Cancer et en partenariat avec la Ligue nationale contre le cancer et un groupe d’associations.

Appel gratuits du lundi au vendredi de 9h à 19h et le samedi de 9h à 14h.

Mission d’information sur les cancers d’ordre général, pratique, médical et social. Un deuxième niveau de service assure une écoute psychologique personnalisé ainsi qu’une permanence juridique.

 

Enfine  01 40 72 64 44

Ligne d’écoute disponible pour toutes personnes touchées directement ou indirectement par les troubles du comportement alimentaire (TCA).

Joignable le mardi et jeudi soir de 20h à 22h. Prix d’une communication normale.

Enfine dispose d’un annuaire, des références et un réseau de médecins spécialisés dans les TCA en France. L’association assure la confidentialité de l’échange ainsi que l’anonymat.

 

Fédération 3977  3977

dispositif d’ alerte contre la maltraitante des personnes âgées et les adultes handicapés.

Du lundi au vendredi de 9h à 19h (prix d’un appel normal)

 

Fil Santé Jeunes   0800 235 236 (gratuit d’un poste fixe) / 01 44 93 30 74 (depuis un portable)

Pour les personnes de 12 à 25 ans.

Propose un service anonyme et gratuit tous les jours de 9h à 23h.

Un service composé d’une équipe de professionnels de santé (médecins et psychologues) habitués à répondre aux questions santé des jeunes.

 

Fil Harmonie 01 53 60 83 68 

Ecoute téléphonique dédiée aux professionnels de l’Académie de Paris : personnels de santé, sociaux, éducatifs, enseignants et de direction des lycées et des collèges pour des élèves de 3e, confrontés à certaines situations complexes de leurs élèves.
01 53 60 83 68 :

LUNDI : 14H00 – 18H00, MERCREDI : 9H00 – 12H30 / 14H00 – 18H00 et VENDREDI : 9H00 – 13H00

 

France dépression  07 84 96 88 28  

Dédié dédié au personnes souffrant de dépression ou de troubles bipolaires.

Centre d’écoute ouvert du lundi au vendredi de 14h à 17h.

Créée en 1992 est une association loi 1901 sans but lucratif et reconnue d’intérêt général. Elle a pour mission de prévenir, d’informer, de soutenir les personnes souffrant de dépression ou de troubles bipolaires, de lutter contre la stigmatisation et de promouvoir leur dignité et le respect de leurs droits au niveau local, national et européen.

L’association est composée de professionnels ayant des compétences sur le sujet de la dépression et des troubles bipolaires. Depuis 2013, l’Association a pour mission d’informer, de prévenir et de sensibiliser le public et les entreprises sur le burn-out (épuisement professionnel) et travaille à la gestion des risques psychosociaux.

 

Ligne Azur 0 810 20 30 40 

Dispositif d’information  et de soutien contre l’homophobie et pour la prévention du suicide.  Cette ligne est adressée à toute personne qui se pose des questions sur son orientation sexuelle et/ou son identité de genre ainsi qu’aux proches et professionnels en lien avec une personne en difficulté. Garantie l’anonymat ainsi que la confidentialité.

7j/7  de 8h à 23h.

 

Net écoute 0800 200 000 

Dédié aux problèmes rencontrés sur internet : contacts dangereux, cyber-harcèlement, usurpation d’identité, dépendance aux jeux vidéo, contrôle parental etc.

Pour aider et conseiller les jeunes, les parents et les professionnels concernés.

Appel possible du lundi au vendredi de 9h à 20h  et le samedi de 9h à 18h(anonyme et confidentiel)

 

Phare Enfants-Parents  01 43 46 00 62

Personnes jeunes et parents souffrants de mal-être. Prévention du suicide des jeunes. Soutien aux parents endeuillés.

Disponible du lundi au vendredi de 10h à 17h.  Soutenir les parents et les personnes jeunes souffrant de mal-être.

Écoute par messagerie :

Apporte une écoute, des informations, un soutien et une aide ponctuelle. Propose une aide aux parents afin de soutenir leurs enfants en mal-être. Elle privilégie la prévention du mal-être, la réduction du nombre de suicides des jeunes et lutte contre toutes les formes de souffrances, d’autodestruction des jeunes.

 

Santé info droits 0 810 004 333 ou 01 53 62 40 30

Ligne d’informations juridiques et sociales constituée de juristes et avocats qui ont vocation à répondre à toutes questions en lien avec le droit de la santé.

 

Schizo ? Oui ! 01 45 89 49 44 (mardi, jeudi et vendredi de 14h00 à 18h00)

Association qui se donne pour objectif  d’informer au sujet de schizophrénie, de former les malades ainsi que les proches à la gestion de la maladie et de veiller au respect des droits des personnes concernées ainsi que de développer la solidarité et le développement des recherches en vue d’une amélioration des connaissances de la maladie.

Le lundi, mercredi et vendredi de 14h30 à 18h.

 

Sexualités, contraception, IVG  0800 08 11 11

Confidentiel et gratuit du lundi au samedi de 9h à 20h en métropole et du lundi au vendredi  de 9h à 17h aux Antilles.

Financé par les Agences Régionales de Santé (ARS) ou les conseils régionaux afin de garantir un service de proximité. C’est un dispositif qui s’appuie sur un plateforme téléphoniques régionales.

Offre un service d’écoute, d’information et d’orientation.

 

Sida info service   0 800 840 800

Appel confidentiel, anonyme et gratuit (non décompté des forfaits depuis la France).

C’est un dispositif d’aide à distance qui répond à toutes interrogation au sujet du VIH/sida, aux problématiques connexes et d’autres pathologies.

Depuis l’étranger (même depuis un pays de l’UE), vous pouvez composer le 00 33 1 41 83 42 77.

Sida Info Droit 0 810 636 636 (0,06 cts/min + prix appel) : pour toute question juridique et sociale sur le VIH/sida. Le lundi de 17h à 21h et le vendredi de 9h30 à 13h30

 

Solitud’Ecoute 0 800 47 47 88

Une permanence d’écoute du lundi au dimanche ainsi que les jours fériés de 15h à 18h, pour personne de plus de 60 ans en situation d’isolement.

 

SOS Amitié   09 72 39 40 50 / 01 46 21 46 46 (langue anglaise)

SOS Amitié est à l’écoute gratuitement 24h sur 24h pour toute personne ayant besoin de parler.

Anonyme et confidentialité garantie

 

SOS Dépression   07 67 12 10 59

Disponible les mercredis de 14h30 à 16h30 et les vendredis de 14h30 à 16h30. Ces horaires sont susceptibles d’être modifiés au cours de l’année.

 

SOS détenus  0 800 870 745

  • Numéro d’accès pour les personnes incarcérées : 99 # 110 (du mardi au vendredi de 9h à 17h)
  • Pour les familles et proches de détenus : 01 43 72 98 41 (du lundi au vendredi de 9h à 17h)

Pour toute personne confrontée à l’incarcération : détenus, familles, proches, travailleurs sociaux et professionnels.

L’équipe est composée de 3 personnes salariées dont 2 juristes et 12 bénévoles.

 

SOS Suicide Phénix  01 40 44 46 45

Une équipe de bénévole présent tous les jours de 13h à 23h.

L’appel est anonyme et confidentiel (prix d’un appel local)

En cas d’URGENCE, vous devez appelez le SAMU (15) ou les urgences européennes (112).

« SOS Suicide Phénix est une passerelle entre les personnes en souffrance et l’offre de soin en santé. »

Propose un espace de paroles pour rompre l’isolement et ne pas rester seul face à sa souffrance morale.

 

SOS victimes 08 842 846 37

Pour toute personne victime d’une agression, de violences physique, de propos raciste ou d’autres infractions.

Permanence d’écoute par des professionnels et une orientation vers une association d’aide aux victimes proche de votre domicile.

 

SOS Viols Femmes Informations 0 800 05 95 95

Ce numéro gratuit depuis un poste fixe est accessible du lundi au vendredi de 10h à 19h.

Il s’agit d’une permanence d’écoute, de soutien, d’information, d’aide et d’accompagnement à faire valoir vos droits en justice.

S’adresse au femmes victimes de viol ou d’agressions sexuelles, à leurs proches et aux professionnels concernés.

 

Unafam Écoute-famille 01 42 63 03 03 (du lundi au vendredi de 9h à 13h et de 14h à 18h)

Ecoute téléphonique par des psychologues cliniciens, pour toute personne ayant un proche vivant avec des troubles psychiques.
01 42 63 03 03 (du lundi au vendredi de 9h à 13h et de 14h à 18h)

 

Violences Femmes Info 39 19

(7 jours sur 7, de 9h à 22h du lundi au vendredi et de 9h à 18h les samedi, dimanche et jours fériés.)
Numéro d’écoute national destiné aux femmes victimes de violences, à leur entourage et aux professionnels concernés. Appel anonyme et gratuit.

 

Tabac info service 39 89

 

 

 

Jeux enfants

Le développement de l’enfant par le jeu

Cet article a pour objet de comprendre les bienfaits du jeu chez l’enfant :

 

Quel est le principe du jeu ?

Pourquoi le développement de l’enfant et le jeu sont-ils liés ?

        1. les premières années,
        2. les jeux symboliques,
        3. le partage dans le jeu,
        4. les jeux éducatifs

Comment jouer avec son enfant ?

 

Introduction

L’enfant aime jouer et chez lui, c’est même naturel !

Le jeu est essentiel pour l’enfance car c’est par cette activité que l’enfant se construit.

Nous savons que ce plaisir est un besoin pour bien grandir et découvrir le monde qui l’entoure. En effet, quand l’enfant joue, les neurones travaillent pour se connecter et enregistrer les acquisitions. Il est essentiel pour le développement de l’enfant à la fois au niveau éducatif, cognitif et affectif.

Jouer est un plaisir pour tous les petits mais c’est également une nécessité. L’enfant a besoin de jouer pour acquérir des habilités, pour découvrir et comprendre le monde. Le jeu est à la fois une activité sérieuse et qui repose du sérieux.

 

Le principe du jeu

Donc le jeu offre de réels avantages pour l’enfant et cela sur tous les axes de développement de l’enfant : éducatif, sensori-moteur, cognitif, social et enfin thérapeutique.

Le jeu permet l’acquisition et le développement des habilités à la base de l’apprentissage scolaire et langagier, de l’imagination et à catégoriser et résoudre des problèmes.

Dans le jeu, ce n’est pas le jouet qui compte mais c’est plutôt le rapport à l’objet qui importe. Donc ce n’est pas seulement le jeu structuré qui compte car le jeu libre est aussi avantageux pour l’enfant.

Donc, par le jeu, l’enfant explore et expérimente son monde mais pas seulement.

Le jeu a aussi un aspect thérapeutique. En effet, il donne la possibilité d’exprimer les angoisses liées au quotidien, au stress, à des conflits internes ou familiaux, à un traumatisme etc. L’enfant met dans le jeu ses émotions, ses inquiétudes. Une mise à distance par le jeu permet le dépassement et la transformation de ses appréhensions.

C’est par le travail de symbolisation que le jeu permet de lier un affect et sa représentation. C’est donc l’occasion de dépasser puis transformer une angoisse.

 

Le développement de l’enfant et le jeu

L’enfant passe par différentes phases de jeu au cours de son développement.

Dès les premiers âges, le nourrisson va d’abord apprendre à explorer son corps. Il va, par la suite, explorer les autres et enfin découvrir son environnement.

Les premiers jeux du nourrisson sont solitaires. Et au fur et à mesure que l’enfant grandit, sa façon de jouer va également évoluer, se modifier. Le jeu va progressivement s’ouvrir aux autres et à l’environnement.

 

Les premières années et les tout-petits

Si on revient vers les premières années, le nourrisson découvre son corps et les objets qui l’entourent. Le tapis d’éveil, les différents objets de formes et de couleurs variées et faciles à saisir représentent l’espace de jeu des bébés. Il apprécie également les visages des personnes. Cette découverte sensorielle par le contact, le tapis d’éveil, les hochets, les boites à musique développe la réactivité du nourrisson.

Le jeu du cache-cache du tout petit, de l’enfant est par excellence un jeu symbolique. Il met en scène la capacité à supporter la séparation en se représentant l’absence. Il comprend qu’un objet continue d’exister même quand il n’est plus perçu : nous parlons de permanence de l’objet. Si la représentation de la personne existe, la sécurité interne existe.

 

Les  jeux symboliques, de construction et les règles de jeu 

Le jeu symbolique que l’on retrouve vers 2 ans est par exemple l’enfant qui joue au papa et à la maman. Dans ce jeu, l’enfant s’amuse à reproduire les gestes quotidiens qu’il perçoit ou ressent. Il évolue en imaginant des scénarios et des jeux de rôles. Le dessin, le bricolage, la pâte à modeler sont aussi des jeux symboliques.

Le jeu symbolique demande également une maturité psychique. Par exemple, un enfant peut refuser le déguisement. Peut-être acceptera-t-il le déguisement quand il aura la certitude qu’il restera ce qu’il est ?

Ces jeux symboliques amènent l’enfant, vers 2 ½ ans, aux jeux de construction. Le principe essai-erreur que l’on retrouve dans ces jeux développe l’autonomie ainsi que la confiance en soi. Il peut se tromper et réfléchir à une solution.

Les jeux dits obsessionnels, où l’activité est répétée, permettent quant à eux de se sentir en sécurité.

Enfin, les règles du jeu donnent la possibilité de découvrir ses impulsions et se contrôler et donner des limites.

 

Le partage dans le jeu

Entre 18 mois et 2 ans, les tout-petits apprécient de jouer à côté des autres enfants mais en restant sur un jeu individuel. La notion de partage n’est pas encore acquise.

Vers 3 ans, le jeu en groupe apparait même si le tout-petit ne reste pas longtemps à jouer avec d’autres enfants et que les conflits apparaissent. Il est vrai qu’il préfère avoir un seul partenaire de jeu et non de plusieurs autres enfants.

Au fur et à mesure que l’enfant développe son langage et ses habilités sociales, il joue de plus en plus longtemps avec les autres. Progressivement, il accepte de partager. Il peut jouer à des jeux de société, encore avec notre aide, et intégrer les notions de règles simples.

Donc les modalités du jeu évoluent selon que l’enfant grandit. Le jeu se complexifie. Nous retrouvons les jeux sensori-moteur, les jeux symboliques, les jeux de construction et les jeux de règles.

L’activité du jeu peut être autonome ou dans le partage. Chaque jeu a son rythme et sa dimension symbolique.

 

Les jeux éducatifs

Le jeu est en lui-même porteur d’apprentissage. Donc le jouet éducatif n’est pas forcément le plus important pour l’enfant. Le principe du jeu répond au besoin d’exploration. Le support doit permettre de réfléchir, d’imaginer, de bouger, de créer des histoires etc …

Même si on pense à l’apprentissage de l’enfant, le plaisir trouvé dans le jeu doit toujours être présent dans l’activité de votre enfant. Il est essentiel, en tant que parent, adulte, de ne pas habiller les jeux d’objectifs à atteindre.

La dimension ludique est essentielle car elle rassure, elle construit une sécurité intérieure. L’élaboration psychique que permet le jeu est le moyen d’expression par excellence pour l’enfant et cela lui fait beaucoup de bien.

 

Jouer avec l’enfant

Par le jeu, l’enfant peut solliciter le parent. Il n’est pas toujours besoin d’accompagner son enfant dans ses jeux. Toutefois, jouer régulièrement avec l’enfant, même une quinzaine de minutes par jour permet d’avancer les besoins d’attention que peut ressentir tout enfant. De ce fait, il aura moins tendance à vous solliciter continuellement.

Il peut aussi être intéressant de faire participer votre enfant, sous un mode d’amusement, à vos tâches quotidiennes. Intégrer le jeu dans vos tâches, c’est aussi passer du bon temps avec votre enfant.

Laisser l’enfant jouer librement, seul ou avec d’autres enfants, est aussi bénéfique, notamment à partir de 2 ans. Quand vous jouez avec votre enfant, il faut le laisser diriger le jeu et résoudre ses difficultés. Donner de la liberté dans le jeu est important pour sa créativité, son autonomie, sa capacité à résoudre des problèmes.

 

Conclusion

Le jeu est donc une activité essentielle pour le développement global de votre enfant. Nous avons vu que les tout-petits passent du jeu solitaire au jeu parallèle et, enfin, au jeu en groupe. Nous avons survolé l’aspect sensoriel du jeu, symbolique, sa fonction cognitive par les jeux de construction et sécurisant.

Un enfant peut passer d’un jeu d’excitation à un jeu calme, d’apaisement ou encore de groupe. En effet, le jeu libre répond aussi à un besoin pour l’enfant. Il peut décider de son jeu ainsi que de ces modalités de jeux.

Et le jeu n’est pas forcément structuré et éducatif !

Le jeu est « l’espace-temps de l’expérience ». Nous parlons « d’air d’illusion » soit cet espace-temps où l’enfant joue, élabore et dépasse ses difficultés. Donc le jeu est au service de la vie psychique de l’enfant.

Dans les thérapies, l’enfant joue car il s’agit de son langage. Par le jeu, il dévoile ses émotions, inquiétudes et permet l’élaboration psychique. La sécurité interne se voit développée. Le jeu donne la possibilité de se distancer de ses conflits internes, de traverser ses angoisses, d’affronter l’inconnu, de s’adapter, d’aller vers l’autre.

Au final, jouer n’est-ce pas penser, se penser et penser l’autre ?

 

 

Ressources et Références :

http://www.enfant-encyclopedie.com/jeu

https://www.teteamodeler.com/dossier/jeux/jeux.asp

https://naitreetgrandir.com/fr/etape/1_3_ans/jeux/fiche.aspx?doc=ik-naitre-grandir-enfant-bienfait-jeu-jouer